Pourquoi avoir créé ce site ?

Membre d’une communauté de chercheurs du trésor de Rennes le Château dans l’Aude et amoureux du village de Montségur dans l’Ariège, je me suis toujours posé la question de savoir si un lien entre les deux mystères pouvait exister. Depuis trente années j’entends les experts nous dire qu’il n’y a certainement aucune corrélation entre les deux trésors.

Cependant, à ce jour, aucun spécialiste n’a pu affirmer quel est le contenu ou l’origine du trésor Audois, ni quel est le contenu du trésor Ariégeois. Il n’y a pas plus d’arguments contre cette hypothèse de rapprochement entre les deux histoires que d’arguments pour.

Or, en juillet 2011, une nouvelle vient ébranler la communauté des chercheurs de Rennes le Château. Trois érudits et très reconnus spécialistes, Didier Héricart de Thury, Franck Daffos et Michel Vallet, affirment que le lieu supposé du trésor dit « de l’abbé Saunière » est situé à l’extérieur de la fameuse carte au trésor établie par le co-découvreur du trésor au 19eme siècle : Henri Boudet.

A ce jour leur théorie n’a pas été publiée en détail. Cependant, mes essais d’interprétation de leur découverte m’ont amené à envisager que l’abbé Boudet aurait utilisé des noms de lieux situés proche de Rennes-Les-Bains dans l’Aude pour décrire un autre lieu qui, par coïncidence, serait situé proche de ces noms de lieux dits.

Ainsi, dans le livre édité par l’Abbé Boudet en 1886 sont décrits des lieux comme La Fajole, les Artigues, le ruisseau de la Coume… comme proches d’un grenier à blé très particulier… et on retrouve des noms de lieux similaires proche du Pech d’En Couty près de Fourtou, lieu proposé par les trois chercheurs comme cache du trésor.

Je me suis rendu compte que ces lieux dits existent sur de nombreuses communes des environs, et qu’il existait même une zone particulière située entre Montségur et Rennes-le-Château qui regroupe plusieurs de ces mots clefs. Vous pouvez consulter mon interprétation ici.

De cette découverte découle l’hypothèse que je vous présente dans ce blog, à savoir une route empruntée par les évadés de Montségur, porteurs du trésor, en direction de Rennes-le-Château.

Eléments de concordance (2)

Superposition tableau poussin

J’ai proposé en 2008 dans mon roman la démonstration suivante :

Le tableau « Les Bergers d’Arcadie » de Nicolas Poussin est en réalité une carte. Henri Boudet, prêtre de Rennes-les-Bains, en fait la démonstration dans son livre « la Vrai langue Celtique » paru en 1886 et qui contient la fameuse et enigmatique carte « Rennes Celtique ».

Pour comprendre le tableau, il faut lui superposer en transparence la carte d’Henri Boudet, puis chercher la bonne échelle.

Cette échelle nous est donnée par le pli de l’habit du berger de gauche (1), qui se prolonge avec la carte Boudet (route qui descend vers Rennes-les-Bains), une ligne verticale (4) qui correspond aux premières définitions du méridien 0 de Cassini, contemporain de la création du tableau (1645) et  qui correspond au tronc d’un arbre, qui passe par la limite de l’ombre du poignet de la bergère et son talon, et le genou du berger accroupi (7) qui correspond avec la route passant dans le village de Rennes-les Bains.

L’échelle nous est confirmée par les éléments suivants.

  • Le berger accroupi montre alors le mot Montferrand (3), qui est le hameau le plus proche de la cache.
  • Le bâton du berger en habit rouge (5) pointe le sommet de la colline où se trouve la cache.
  • Le bouton d’or de la sandale de la bergère (2) associé à une tache noire indique l’entrée de la cache.
  • Le bâton du berger accroupi est en fait un pied de biche (8).
  • l’indication Pla de la coste sur la carte (6) correspond alors au sol situé sous le pied du berger accroupi.

Des compléments à cette démonstration sont proposés dans mon livre.

Elements de concordance (1ère partie)

Nicolas Poussin, les Bergers d'Arcadie

Beaucoup de lecteurs de mon livre « Je connais un endroit où il n’y a rien au-dessus » me demandent si la théorie que j’ai développée a été confirmée depuis sa sortie en 2008. Aussi je vous propose de retrouver sur ce blog des éléments qui valident mon travail de recherche.

Quelques mois après la sortie du livre, un chercheur Belge, Daniel Berlemont, m’a fait l’honneur de se rendre sur le lieu définit par le point GPS que je propose.

Il y a découvert une sculpture naturelle dans la roche et a immédiatement fait le rapprochement avec celle représentée dans la Fresque de l’église de Rennes-le-Château.

Entrée de la grotte

Quelque mois auparavant un chercheur et photographe reconnu, Jean Brunelin, avait eu la générosité de publier des clichés de grande qualité de détails de cette fresque, associé à Jean Pierre Garcia, site internet. Un de ces clichés représente la tête d’un animal que nous qualifierions de « préhistorique », car il ne correspond à aucune espèce connue.

Tête peinte sur la Fresque

En reprenant l’étude sur le tableau de Poussin « Les Bergers d’Arcadie », je me suis aperçu que cette tête d’animal était également représentée en bas du tableau, et semblait nous indiquer une des deux entrées de la cache, représentés par deux tâches noires.

Une visite au musée du Louvre afin de visualiser de très près le tableau m’a confirmé cette hypothèse.

Ainsi la théorie qui se dessine est la suivante, Poussin a peint les Bergers d’Arcadie en superposant trois représentations. La première décrit le lieu au centre de sommets facilement identifiables, la seconde représente une carte de Rennes-les-Bains et des alentours proches, la troisième représente un alignement de rochers caractéristiques, et l’entrée d’une grotte représentée par une tâche noire.

Les éléments qui lui ont été emmenés pour peindre ce tableau à Rome contiennent une tête sculptée naturellement au dessus d’une des entrées de la cache.

Vous pouvez retrouver une présentation succincte de ma théorie ici

bas partie basse du tableau

Pierre II de Voisins

Pierre II de Voisins (né en 1205 ; mort v.1256), fut adoubé chevalier en 1243, il est connétable de Carcassonne (1240) et sénéchal de Toulouse (1254), donc très lié à Hugues des Arcis, il devient sénéchal de Carcassonne après lui (1255). Il est le fils de Pierre Ier de Voisins et de Mahaut de Thury.

En 1225, Pierre II de Voisins épouse Jeanne de Voisins (veuve de Guy Ier de Lévis). Ils ont trois fils :

• Guillaume de Voisins (mort en 1308), seigneur de Confolens et Limoux, lieutenant et sénéchal de Carcassonne.

• Jean de Voisins

• Gilles de Voisins (né en 1250 ; mort en 1320), seigneur de Villerasel du Razès, Arques et Villeneuve des Arches.

Son descendant, Pierre III de Voisins, seigneur de Rennes le Château, se faisait appeller dominus de Reddis, ce qui peut nous ramener à la fameuse dalle.

La généalogie des Voisins peut être téléchargée ci-dessous :

Généalogie Voisins

Hugues de Arcis

Hugues de Arcis (ou des Arcis) est sénéchal de Carcassonne au moment de la croisade contre les Albigeois. C’est lui qui entreprend et dirige le siège de Montségur. Lorsque Raymond de Pereille négocie la reddition il obtient des conditions incroyablement avantageuses. En effet les assaillants n’ont pas besoin de faire de cadeaux aux assiegés, ils sont pratiquement dans Castrum, il ne leur reste qu’une barbacane à franchir. Les assiegés ne sont plus qu’une poignée, beaucoup de sergents et de chevaliers ont été tués, il aurait été facile au sénéchal de prendre le castrum d’assaut.

Hors les conditions sont exceptionnellement avantageuses pour les assiégés :

  • reddition de la forteresse au bout de quinze jours, (pourquoi quinze jours, quel intérêt pour Arcis ?)
  • pardon à tous les défenseurs, y compris ceux qui ont participé au massacre d’Avignonnet, à condition qu’ils comparaissent devant l’Inquisition qui leur fera subir, éventuellement, une peine légère, ils pourront partir avec leurs armes et bagages (dans quel autre bataille de la croisade a t’on vu une telle clémence ?)
  • vie sauve à tous les autres habitants du château à condition qu’ils abjurent leur foi cathare,
  • ceux qui s’y refuseront seront brûlés.

Après la reddition, la place de Montségur revient à Guy de Levis, qu est devenu Hugues de Arcis ? il reste sénéchal de Carcassonne jusqu’à 1246, puis il devint sénéchal de Rouergue pour le comte de Toulouse Alphonse de Poitiers de 1251 à 1253.

La généalogie des Arcis peut-être trouvée ici

Les inscriptions sur la dalle de la marquise de Blanchefort font elles référence à ce noble ? A t’il emmené avec lui un secret ?

Les chercheurs de Rennes le Château n’ont pas, à ce jour trouvé de traduction qui soit approuvée par la communauté entière.

Reddis ; rendu ? Pierre III de Voisins, seigneur de Rennes le Château, se faisait appeller dominus de Reddis

Regis : de roi ¨?

Cellis :  cellier, cave ?

Arcis : ? Un lien avec Hugues d’Arcis ?

Voici quelques interprétations :

  • Interprétation du site Redhae Magazine :
    PS : pars ; REDDIS : à Rennes ; REGIS : du roi ;  CELLIS : dans les caves ; ARCIS : de la citadelle (autre sens possible) ;  PRAE-CVM : des Hérauts (abrégé de « prae-convm » : hérauts du Christ, une des  désignations des Templiers aux XIII* et xiv » siècles). D’où : « A Rennes, un  trésor est caché dans les caves de la citadelle du Roi. Ce trésor appartenait  aux Templiers. »
    Autre interprétation :
    PS : propriété.  Régis : du roi. Reddis : à Rennes.
    Arcis : de Blanchefort (Blanca  fortax, arcis). Cellis : dans les caves (ou cryptes). Praecum : venant des  Templiers.
  • Interprétation du site Templarii :
    « A Rennes Royale dans les Caves de la
    Forteresse »
    « Tu restitues par les caves tu gouvernes par les coffres »
    « Rendez aux Rois … »
    cella :
    1 – cella, cellae, f. : – a – chambre
    aux provisions, cellier, garde-manger; provisions. – b – petite chambre,
    cabinet, cellule, loge. – c – cabinet de bain. – d – niche (d’un poulailler,
    d’un pigeonnier). – e – cellule, alvéole (d’une ruche). – f – intérieur d’un
    temple, sanctuaire.
    arca :
    1 – arca, arcae, f. : – a – coffre, armoire.
    – b – coffre-fort, cassette, caisse, trésor. – c – cercueil, bière, sarcophage.
    – d – cellule (de prison), cachot. – e – caisse établie pour la fondation d’un
    pont. – f – citerne, réservoir. – g – l’Arche de Noé. – h – l’Arche d’alliance.ARCIS évoque ARQUES comme REDDIS fait penser à Redhae c’est à dire
    RENNES-LE-CHATEAU.
    Donjon d’ARQUES ou grotte d’ARQUES comme point de repère
    ?

Le scarabée d’Or

Dans mon livre est développée l’hypothèse selon laquelle Henri Boudet se serait inspirée de la nouvelle d’Edgard Allan Poe, le Scarabée d’or.

Pour accéder au livre en ligne cliquez ici

Voici quelques uns de mes arguments.

  • Les scarabés d’or, espèce d’insecte rare, sont très présents dans la région de Rennes-les-Bains, ce qui ne pouvait échapper à la connaissance d’Henri Boudet. Il est très probable que le livre faisait partie de la bibliothèque du prêtre.
  • La signature « Edgard Allan Poe » est présente dans la légende de la carte d’Edmond Boudet (démonstration de plusieurs chercheurs).
  • Comme dans la nouvelle, il existe une tête de mort stylisée dans la carte d’Edmond Boudet. « — Une tête de mort ! répéta Legrand. Ah ! oui, il y a un peu de cela sur le papier, je comprends. Les deux taches noires supérieures font les yeux, et la plus longue qui est plus bas figure une bouche, n’est-ce pas ? D’ailleurs, la forme générale est ovale… » Cette tête de Mort est située sur la colline située au sud des Artigues, et à l’Ouest de la Fajole.
  • Il existe une pierre taillée, sur la commune de Rennes-les-Bains, nommée « le fauteuil du Diable ». Cette pierre n’est pas ancienne. J’emets l’hypothèse qu’elle a été façonnée selon les directives d’Henri Boudet pour ressembler à la pierre de la nouvelle : « Un bon verre dans l’hostel de l’évêque dans la chaise du diable quarante et un degrés et treize minutes nord-est quart de nord principale tige septième branche côté est lâchez de l’œil gauche de la tête de mort une ligne d’abeille de l’arbre à travers la balle cinquante pieds au large. » Assis sur le fauteuil du Diable de Rennes-les-Bains, nous sommes dans la direction plein est et une colline appartenant auparavant au Marquis de Fleury apparaît en face (j’ai imaginé qu’il s’agit de la colline fleurie de la fresque).
  • Le ruisseau nommé ruisseau de la Coume sur la carte d’Henri Boudet comporte 7 ramifictions ce qui correspond à l’arbre à 7 branches de la nouvelle.

En respectant la procédure proposée dans la nouvelle, mais en utilisant la carte Boudet, on tombe sur l’endroit que je décris dans mon livre.

Otto Rahn

Malgré ce qui est écrit dans certains sites web, il n’y a aucune trace d’un passage Otto Rahn à Rennes-le-Château à la recherche du trésor de Montségur.

Rahn est un archéologque allemand, qui a passé une partie de sa vie à recherche le trésor des Cathares à Montségur. Il était installé à Ussat les Bains en 1931 à l’hôtel restaurant des Maronniers. Il a été en contact avec Déodat Roché, le grand historien du Catharisme.

En 1936 in entre dans les SS, sous la direction d’Heinrich Himmler qui aurait bien voulu posséder une relique sacrée pour acréditer sa thèse de supériorité de la race arienne, il fait partie du « bureau de recherche des ancêtres et héritiers ». Steven Splieberg s’inspirera de son histoire, en créant le personnage d’Indiana Jones, mais en le faisant changer de camp, dans son film « Les aventuriers de l’arche perdue ».

Himler avait déja préparé un socle pour recevoir le Graal dans le château de Wewelsburg en Westphalie.

Otto Rahn atteind le grade d’Obersturmführer (50 à 100 soldats sous ses ordres).

Alors pourquoi cet auteur qui ne se privait pas pour interpréter librement les sources historiques n’a pas emis d’hypothèse de trésor des Cathares à Rennes-le-Château ? Peut-être parce qu’au debut des années 30 le mystère du Razès n’est pas révélé, et il y a plusieurs prêtres dans la région connus pour avoir été des batisseurs en bénéficiant de fonds de provenance douteuse.

En tout cas si Rahn avait soupçonné un lien avec les deux affaires, il est problable qu’il en aurait parlé dans son livre « Croisade contre le graal ».